Le traditionnel pèlerinage chrétien de Namugongo Shrine, qui rassemble chaque année des milliers de fidèles congolais et ougandais à l’occasion de la Journée des martyrs, a été reporté à une date ultérieure en raison de l’épidémie d’Ebola, déclarée récemment en Ituri (RDC) et en Ouganda.
La décision a été annoncée dans un communiqué de la présidence ougandaise, consulté lundi par AGORAGRANDSLACS.NET
Selon Kampala, cette mesure a été prise après des consultations entre le groupe national chargé de la riposte contre l’épidémie et les responsables religieux.
Dans ce document signé par le président ougandais Yoweri Kaguta Museveni, Kampala explique que le report de cette célébration religieuse vise à protéger les populations face aux risques de propagation du virus. Chaque année, l’événement attire un grand nombre de pèlerins provenant de l’aest de la RDC, région actuellement touchée par Ebola.
Les autorités ougandaises invitent ainsi les fidèles qui avaient déjà entamé leur déplacement, à regagner leurs domiciles et à continuer d’appliquer les mesures de prévention sanitaire. Elles demandent également à la population de signaler rapidement tout cas suspect, et d’orienter les personnes malades vers les structures médicales appropriées.
« La protection de la vie humaine doit rester une priorité », souligne le communiqué, tout en présentant des excuses pour les désagréments occasionnés par cette décision exceptionnelle.
Déclarée officiellement le 15 mai dernier, la 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola de la souche « Bundibugyo » a déjà fait plus de 100 morts en Ituri, selon des sources sanitaires. Deux décès ont également été signalés en Ouganda, tandis que plusieurs cas suspects continuent d’être enregistrés en Ituri et dans la province voisine du Nord-Kivu.
Face à cette situation, le gouverneur du Nord-Kivu, le Général-major Somo Kakule Évariste a appelé la population au strict respect des mesures barrières édictées par les autorités sanitaires. Parmi les recommandations figurent l’évitement des contacts avec des personnes malades, la suspension des poignées de main et accolades, ainsi que l’interdiction de manipuler les corps des personnes décédées présentant des signes suspects de la maladie.
Chadrack Byaruhanga




