Les victimes des marches anti-MONUSCO survenues le 29 juillet 2022 dans la ville de Butembo, continuent d’exiger justice et réparations pour les préjudices subis.
Elles dénoncent notamment le vandalisme de leurs biens, en particulier des commerces pris pour cible lors des manifestations, où des habitants cherchaient des habits et des cercueils pour honorer les personnes décédées. Le coût global des pertes en vêtements et cercueils est estimé à plus de 13 000 dollars américains.
Dans une correspondance adressée au Gouverneur du Nord-Kivu en date du 9 avril dernier, et relayée dans une déclaration publique faite vendredi 1er mai, l’union des victimes des marches anti-MONUSCO, par la voix de son porte-parole Jérôme Malule, estime que les victimes sont enterrées dans des conditions jugées indignes.
« M. Muhindo Tsangamusa John, situé sur Rue Julien Paluku, bâtiment GTB était victime d’un vandalisme, en brisant la fenêtre de la cellule pour y accéder sous prétexte à la recherche des habits pour honorer les morts. 47 pièces style vestimentaire homme ont été volées pour une valeur monétaire de 7 950$ , tandis que 18 pièces style femme ont été volées pour une valeur de 2 260$. À cet effet, total est égal 47 pièces plus 18 pièces styles hommes et femmes donnent 65 pièces. Cela signifie 7950$ + 2260$ = 10.210$, montant à remettre au propriétaire du magasin afin de le remettre dans ses droits »,explique-t-il.
Outre les vêtements, plusieurs cercueils ont également été emportés lors de ces troubles.
« Chez Macho, les manifestants avaient emporté sept cercueils ayant la valeur chacun de quatre cents dollars américains (400$), alors qu’au niveau de l’atelier Sirika, situé au même quartier en cellule Cofaco, à diagonal du premier atelier, avait été vidé de deux cercueils ayant le même prix de quatre cents dollars américains par pièce. 3600$, c’est le montant à payer aux victimes », ajoute le porte-parole des victimes.
Faisant le bilan global des pertes, il précise que la somme totale est de 10.210$ + 3600$ = 13 810 dollars américains.
Jérôme Malule souligne par ailleurs que les familles des personnes décédées lors de ces manifestations, n’ont pas pu organiser des enterrements dignes, en raison notamment des dettes non réglées. Les victimes appellent ainsi les autorités à intervenir afin d’assurer leur indemnisation.
Pour rappel, lors des manifestations anti-MONUSCO du 29 juillet 2022 à Butembo, neuf personnes avaient perdu la vie, en plus de plusieurs blessés.
La Rédaction






