La mise en oeuvre de l’accord de paix de Washington n’est jusqu’ici pas à l’ordre du jour entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, où la méfiance demeure entre les deux parties alors que les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame ont apposé leur signature sur l’accord.
Interrogé par Jeune Afrique, Paul Kagame a laissé entendre que la levée des mesures défensives du Rwanda dépend de l’engagement de deux parties de respecter l’accord et non de la responsabilité exclusive du Rwanda.
« N’attendez pas de moi que je lève nos mesures de défense alors que vous laissez Félix Tshisekedi faire ce qu’il veut », a clairement déclaré le Président Rwandais, s’adressant visiblement au médiateur Américain.
Kigali devrait retirer ses troupes qui se retrouvent en République démocratique du Congo et qui combattent aux côtés des rebelles de l’AFC-M23, selon Kinshasa et les experts de l’ONU. Jusqu’ici, le Rwanda n’a évoqué que des mesures défensives mises en place, disant craindre les attaques des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), issues du Génocide de 1994.
Cette méfiance sur le terrain ne favorise pas la désescalade. Sur le terrain, les rebelles de l’AFC-M23 s’affrontent régulièrement aux forces loyalistes dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, notamment dans le territoire de Masisi et autour de Minembwe, où le groupe Twirwaneho, ayant prêté allégeance au M23, occupe l’entité.
Guerschom Mohamed Vicci




