« Qui a bu, boira ». Cet adage ne dit peut-être rien mais tout à Goma, au Nord-Kivu. En une semaine, trois festivals ont été reportés, dans un calme mais avec une phrase qui revient partout : « suite à la demande des autorités provinciales et urbaines« .
C’est le Festival « Usiku wa zamani », annoncé du 24 au 26 juillet, qui a été la première victime. Le 16 juillet dernier, l’entreprise Top Five Group fait intervenir pour la première fois, « en raison des mesures prises par les autorités face au virus Ebola » dans son communiqué.
Devenu très célèbre depuis la relocalisation du Festival Amani suite à sa première édition quasi réussie, le Festival social du Kivu (FESKI) a suivi le même pas. Ici, les premiers artistes étaient déjà connus, avec des vidéos qui font le tour de la toile.
FESKI reporte sa deuxième édition, soulignant « le respect des orientations des autorités compétentes », précisant qu' »aucun billet officiel n’a encore été mis en vente » pour les dates allant du 07 au 09 août au stade Afia de Goma, où le festival devrait se tenir.
Pour couronner ce lot, Goma Gospel festival est également reporté. « Suite à la demande des autorités provinciales et urbaines, nous vous informons du report de la première édition », prévue du 14 au 16 août, encore au stade Afia de Goma.
Si dans le temps, derrière chaque report se trouvait la situation sécuritaire, cette fois, c’est une autre réalité : la Maladie à virus Ebola (MVE) impose une certaine mesure à respecter. Déclarée depuis mi-mai dernier, le Gouvernement congolais a fait mention de 1 033 décès, témoignant de la gravité de l’épidémie.
Cependant, la ville de Goma ne compte ni cas positif ni suspect en ce jour. Les autorités locales ont renforcé les mesures sanitaires mais visiblement, la prévention passe au devant de toute réalité : « Plutôt prévenir que guérir », c’est une devise bien connue dans ce contexte.
Néanmoins, ces mesures devraient être reétudiées pour trouver un assouplissement dans l’observance des règles pour peu peu amener la population à reprendre sa vie. Dans le cas contraire, cet étouffement risque de pousser cette population à ne plus tenir compte de différentes recommandations.
Guerschom Mohamed Vicci






