L’Est de la RDC tient bon. Alors que l’épidémie d’Ebola de souche Bundibugyo progresse avec 550 cas confirmés au 06 juin selon l’Institut national de santé publique (INSP), un autre chiffre attire l’attention : 3 personnes viennent de sortir guéries des centres de prise en charge de Bunia et Katwa. Trois victoires contre le virus.
Ituri, cœur de la riposte
Avec 17 zones de santé touchées sur 36, l’Ituri reste l’épicentre. De Aru à Rwampara en passant par Komanda et Mangala, le virus circule encore. Mais c’est aussi là que les relais communautaires marchent porte à porte chaque jour. Leur arme : expliquer, écouter, rassurer. Car l’INSP le répète : sans confiance des populations, pas de détection précoce.
Nord-Kivu et Sud-Kivu : des foyers sous surveillance
À Katwa, foyer le plus actif avec 11 cas, à Beni, Butembo, Goma… les équipes de santé n’ont pas baissé les bras. 283 patients sont actuellement isolés et suivis. L’objectif n’est plus seulement de soigner, mais de prévenir : lavage des mains dans les centres de santé, traçage des contacts, alertes via radio communautaire.
Avec 101 décès sur 550 cas confirmés, la létalité est à 17,7%. C’est élevé, mais bien en dessous des épidémies passées d’Ebola Zaïre. Preuve que la prise en charge s’améliore et que les gens consultent plus tôt.
Les autorités sanitaires insistent : la bataille se gagnera dans les semaines à venir sur 3 leviers simples : détecter tôt, isoler vite, protéger ceux qui soignent.
À Bunia, une survivante l’a dit en quittant le centre :« Le virus est fort, mais notre solidarité l’est plus ».Et c’est peut-être ça, l’autre actualité de cette épidémie.
Richard Maliro






