Le territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, est à nouveau plongé dans l’horreur. Plus de 30 corps de civils ont été découverts en l’espace de deux jours, selon un bilan alarmant dressé par l’organisation de défense des droits humains« Protection Plus ».
Cette dernière pointe du doigt les terroristes des Forces démocratiques alliées (ADF), dans un contexte sécuritaire qui ne cesse de se dégrader, bien que les autorités n’aient pas encore confirmé ces informations.
Dans un communiqué diffusé ce dimanche, l’ONG exprime sa profonde indignation face à l’ampleur des violences, expliquant que les chefferies de Walese-Karo et de Babila Babombi sont particulièrement visées par ces incursions sanglantes.
Le bilan est lourd et macabre : samedi, 17 corps ont été retrouvés dans le village de Kidini, en Walese-Karo. Selon les informations recueillies par Protection Plus, ces victimes avaient été préalablement enlevées lors d’attaques menées à Dar-es-salam, Muchanga et Mutufei, avant d’être exécutées. Parallèlement, 15 autres dépouilles ont été découvertes aux abords du village d’Alima, notamment à Kaseli et dans les champs de Kasaï.
Pour l’organisation, ce bilan reste provisoire. L’insécurité persistante et l’inaccessibilité de certaines zones empêchent les secours et les familles de récupérer toutes les victimes, laissant craindre une hausse significative du nombre de morts dans les prochains jours.
Face à cette série de« tueries barbares »,l’ONG interpelle directement le gouvernement congolais en exigeant un renforcement urgent de la protection des civils et des mesures drastiques pour enrayer la spirale de violence qui endeuille, une fois de plus, cette partie de l’Ituri.
Chadrack Byaruhanga, depuis Bunia





