L’épidémie de la Maladie à virus Ebola est déclarée ce dimanche 17 mai dans la ville de Goma, capitale provinciale du Congo. C’est la deuxième province à être touchée par cette l’épidémie, qui frappe à plein fouet l’Ituri.
Selon une déclaration du Gouvenorat de l’AFC-M23, un premier cas a été confirmé. « […] informe la population qu’un premier cas confirmé de maladie à virus Ebola, souche Bundibugyo, a été détecté dans la ville de Goma », peut-on lire dans ce document.
Le document précise que le cas confirmé proviendrait de la ville de Bunia, capitale provinciale de l’Ituri, où l’épidémie a été déclarée depuis le début du week-end. « Le patient a été pris en charge et isolé conformément aux protocoles sanitaires en vigueur », précise la déclaration.
D’après le professeur Jean-Jacques Muyembe, directeur de l’INRB à Kinshasa, « Il s’agit de la femme d’un homme mort du virus Ebola à Bunia, qui a rejoint Goma après le décès de son mari ».
Des mécanismes ont été activés pour prevenir la propagation de l’épidémie. Le document souligne que des opérations de recherche et de suivi des contacts ont été lancés, dans le souci d’identifier rapidement les personnes susceptibles d’avoir été exposées au patient.
Les autorités de facto précisent que des mesures ont été renforcées et instaurées dans les structures sanitaires, aux points d’entrée et de sortie, ainsi que dans des zones à forte concentration de population.
Parmi les signes de la Maladie à virus Ebola : fièvre soudaine ; violents maux de tête ; douleurs musculaires et fatigue intense ; vomissements et diarrhée ; faiblesse généralisée ; et saignements inexpliqués.
La population de Goma et de l’ensemble de la province du Nord-Kivu est appelée à éviter tout contact physique avec des personnes présentant des signes suspects ; se laver régulièrement les mains à l’eau propre et au savon ; éviter tout contact avec les liquides biologiques ; signaler tout cas suspect aux autorités sanitaires ou à la structure sanitaire la plus proche ; et respecter les orientations des équipes médicales et les autorités locales.
Guerschom Mohamed Vicci




