Le Gouvernement de la République démocratique du Congo, à travers le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, a officiellement déclaré vendredi la 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola dans les zones de santé de Rwampara, Mongwalu et Bunia, en province de l’Ituri.
Dans une déclaration rendue publique à Kinshasa, le ministre de la Santé a indiqué que les analyses effectuées le 14 mai par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) sur treize échantillons sanguins, ont permis de confirmer huit cas positifs de la maladie à virus Ebola, souche »Bundibugyo ».Cinq autres échantillons n’ont pas été analysés, en raison d’un volume insuffisant de prélèvements.
Selon cette déclaration, le cas supposé index serait un infirmier décédé au Centre médical évangélique (CME) de Bunia depuis le 24 avril dernier, dans la zone de santé de Rwampara. Ce dernier aurait présenté plusieurs symptômes évocateurs de la maladie, notamment la fièvre, des vomissements, des hémorragies ainsi qu’une grande faiblesse physique.
À ce jour, les autorités sanitaires rapportent 246 cas suspects ainsi que 80 décès, dont quatre déjà testés positifs au virus Ebola.
Face à cette situation sanitaire préoccupante, le gouvernement a annoncé une série de mesures urgentes visant à contenir la propagation de l’épidémie. Parmi celles-ci figurent l’activation du Centre des opérations d’urgences de santé publique (COUSP) à travers l’Institut national de santé publique (INSP), ainsi que la mobilisation des partenaires techniques et financiers pour appuyer la riposte.
Le ministère de la Santé a également exprimé sa solidarité envers les familles touchées par cette nouvelle résurgence de la maladie, et a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de collaboration avec les équipes sanitaires déployées sur le terrain.
Cette nouvelle flambée d’Ebola intervient alors que la province de l’Ituri demeure confrontée à plusieurs défis sécuritaires et sanitaires, compliquant davantage les efforts de riposte des autorités et des partenaires humanitaires.
Chadrack Byaruhanga, depuis Bunia






