Dans sa nouvelle émission « Les Analyses », le notable Simon Kazungu revient sur la neuvième session RDC-M23 qui s’est tenue à Génève, en Suisse, ayant abouti à trois résolutions temporaires : la libération des prisonniers, le libre passage des humanitaires dans les zones en crise, et la surveillance du cessez-le-feu par des observateurs de la MONUSCO, des FARDC et du M23. Kazungu estime que ce mouvement rebelle, dont le comportement sur le terrain est souvent contradictoire, ne fait que gagner du temps.
Le notable du Nord-Kivu souligne l’exemple du centre de recherche « INRA », qui se consacre à l’amélioration des semences et à l’élevage. Il dénonce le fait que l’AFC-M23 a expulsé tout le personnel du centre pour y installer sa propre population et son bétail.
« Cette guerre ressemble à celles menées par le CNDP, FDC et d’autres. C’est une guerre où l’on ressent que le M23 cherche à occuper le territoire congolais pour créer de l’espace pour le bétail venant du Rwanda », révèle Simon Kazungu.
M. Kazungu évoque également la situation critique des militaires retenus prisonniers. Il fait référence à un récent décès d’un policier, et mentionne plus de 34 personnes gravement malades, actuellement hospitalisées, car privées de nourriture.
« J’ai reçu des témoignages affirmant que plus de 34 personnes souffrant d’amaigrissement, de gale et d’autres maladies sont admises à l’hôpital général car le M23 cherche à les faire mourir à petit feu, en les privant de nourriture. Ces anciens militaires des FARDC souffrent terriblement, et l’un d’eux est décédé récemment », déplore-t-il.
Cet ancien député provincial du Nord-Kivu conclut que les accords entre le gouvernement congolais et l’AFC-M23 semblent vains, car les rebelles ne respectent pas leurs engagements.
Face à cette situation alarmante, Simon Kazungu appelle le CICR et le gouvernement congolais à agir rapidement pour sauver la vie des Congolaia, qui souffrent gravement à Goma et Bukavu.
Richard Maliro






