Un Mémorandum d’entente a été signé ce mercredi 15 avril à Génève, en Suisse, où se tiennent les négociations entre le Gouvernement congolais et l’AFC-M23, dans le cadre du processus de Doha.
Au travers cette signature, le mouvement rebelle intégrera le Mécanisme conjoint de vérification du cessez-le-feu (EJVM) de la Conférence internationale pour la région de Grands lacs (CIRGK), qui devient ainsi EJVM+. L’AFC-M23 devra déployer des officiers dans le Mécanisme, qui tablera sur le cessez-le-feu qui devra être instauré entre les forces belligérantes.
Jusqu’ici, c’est la Mission onusienne en République démocratique du Congo (MONUSCO), qui sera chargée de surveiller le cessez-le-feu entre les forces loyalistes et les rebelles de l’AFC-M23. La cheffe intérimaire de la mission, Vivian Van de Perre avait rencontré le 13 février dernier à Goma, au Nord-Kivu, la coordination de l’AFC-M23 pour discuter de la question et de la réouverture de l’aéroport international de Goma.
Dans cette logique, la Monusco avait déjà déployé une première mission à Uvira, capitale provinciale provisoire du Sud-Kivu, une ville occupée pendant plus d’un mois par les rebelles de l’AFC-M23, avant de se retirer durant la seconde partie du mois de janvier 2026 et reprise par le Gouvernement congolais.
Depuis le début de négociations entre le Gouvernement congolais et l’AFC-M23, de nombreux accords ont été signés mais aucun n’a déjà été respecté par les deux parties. Bien au contraire, les parties passent des journées en se rejettant mutuellement les responsabilités dans la violation de tel ou tel autre accord.
Le point faible de ces signatures, c’est la question de résistants Wazalendo, qui combattent aux côtés de Forces armées de la République démocratique du Congo. Ces forces, consituées de milices locales, affirment ne pas faire partie de conséquences de ces accords. De ce fait, elles s’affrontent régulièrement aux rebelles, malgré le cessez-le-feu.
Sur le terrain, aucune avancée. Des combats sont enregistrés sur les lignes de fronts au Nord et au Sud-Kivu entre les forces loyalistes et les rebelles de l’AFC-M23, avec des conquêtes d’entités de part et d’autre, poussant des familles dont des femmes et des enfants à se déplacer dans des camps et sites de déplacés, où les conditions humanitaires demeurent inquiétantes.
Guerschom Mohamed Vicci






