Dans une récente déclaration médiatique, le mouvement citoyen Nzenge Amani, actif au Nord-Kivu, a émis un constat alarmant concernant la gouvernance des animateurs de l’état de siège, décrété depuis 2021 dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Georges Musowa, porte-parole du mouvement, a souligné qu’il n’y a guère de différences notables entre la gouvernance des civils avant l’état de siège et celle des militaires, qui exercent actuellement dans les deux provinces.
« La manière dont nous avons été informés et sensibilisés sur l’état de siège ne correspond pas à son application réelle. Nous ne nous attendions pas à ce que nous voyons aujourd’hui. La situation sécuritaire, qui était l’objectif ultime de l’état de siège, reste précaire et très préoccupante. Cet état de siège n’a vraiment rien apporté dans ce secteur », a déclaré Georges Musowa.
Ce responsable de Nzenge Amani, tout en reconnaissant quelques avancées dans la mobilisation des recettes, fustige le fait que les animateurs de l’état de siège, malgré les moyens mis à leur disposition, n’arrivent toujours pas à garantir la sécurité des populations civiles, ni à maîtriser leurs propres éléments incontrôlés.
« Certes, les animateurs de l’état de siège ont réussi à mobiliser des ressources financières, mais ce n’est pas ce que nous attendions d’eux. Nous regrettons leur incapacité à maîtriser même la criminalité urbaine et à contrôler les détenteurs illégaux d’armes, y compris leurs propres éléments incontrôlés qui tracassent la population », a-t-il regretté.
Instauré depuis 2021 par le président Félix Tshisekedi, l’état de siège est sérieusement critiqué par de nombreux Congolais, qui estiment que cette décision semble inefficace sur le terrain.
Richard Maliro






