Les conséquences de l’exploitation pétrolière dans la région des Grands lacs ont suscité un vif débat lors d’une conférence organisée à Bunia, capitale provinciale de l’Ituri.
Cette rencontre, inscrite dans la campagne« Notre Terre sans pétrole », visait à sensibiliser les communautés locales aux risques liés aux activités extractives.
Rolande Musavuli, assistante au programme au Forum pour le développement durable (FORED), a souligné l’importance de cette initiative. Elle a rappelé les expériences négatives observées dans d’autres régions pétrolières du pays, comme à Muanda, où la dégradation environnementale a été significative sans bénéfices pour les populations locales.
Les discussions se sont centrées sur les opérations en cours autour du lac Albert, une zone stratégique à la frontière entre la RDC et l’Ouganda. Les organisateurs insistent sur la nécessité de prévenir les risques écologiques qui pourraient impacter les communautés dépendantes de la pêche et de l’agriculture.
Mme Musavuli a appelé le gouvernement congolais à renforcer les mécanismes de protection des écosystèmes.
« La protection de notre environnement est l’affaire de tous. Chaque citoyen doit s’impliquer pour préserver notre avenir collectif », a-t-elle déclaré, incitant à une mobilisation citoyenne accrue.
Pour élargir cette dynamique, des séances de sensibilisation mensuelles sont envisagées, ainsi qu’une caravane citoyenne reliant Kinshasa à Muanda. La conférence a réuni jeunes, pêcheurs et vendeurs de poissons, groupes les plus exposés aux conséquences d’une pollution pétrolière, soulignant l’importance d’un engagement collectif pour concilier développement économique et protection de l’environnement autour du lac Albert.
Chadrack Byaruhanga depuis Bunia






