Le président du Conseil provincial de la jeunesse de l’Ituri, M. Deogratias Bungamuzi a lancé un appel pressant au gouvernement de la République pour qu’une position claire soit adoptée concernant la coalition entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et l’armée ougandaise (UPDF), engagée dans la lutte contre les terroristes ADF.
Dans une déclaration faite lundi à Bunia, Deogratias Bungamuzi a exprimé son inquiétude face à la montée des attaques attribuées aux ADF, notamment l’incursion signalée dans la nuit du 05 au 06 avril au centre de Mambasa, qui a été repoussée par les forces loyalistes.
« La situation sécuritaire dans Mambasa demeure préoccupante, et pourrait entraîner des conséquences humanitaires et économiques majeures, surtout si le trafic sur la Route nationale numéro 2 (RN2), axe stratégique reliant plusieurs provinces du Nord-Est, est perturbé »,a-t-il averti.
Le président du Conseil provincial de la jeunesse a insisté sur l’urgence d’une décision claire de la part du Président de la République concernant la coalition FARDC-UPDF.
« Il est encore temps d’éviter le pire en Ituri. Il faut assumer pleinement cette coalition avec des moyens renforcés et une coordination sans ambiguïté, ou en tirer les conséquences », insiste Deogratias Bungamuzi.
Il a souligné que les débats sur l’efficacité de l’opération conjointe (opération Shujaa, Ndlr), ne doivent pas se poursuivre dans l’incertitude, alors que les populations civiles continuent de souffrir des effets de l’insécurité.
Deogratias Bungamuzi appelle à une décision« courageuse et responsable »pour restaurer la confiance des populations locales et garantir la protection des civils, notamment dans les zones rurales vulnérables aux incursions des groupes armés.
La coalition FARDC-UPDF, déployée dans l’Est de la RDC dans le cadre des opérations conjointes contre les ADF, fait l’objet de débats fréquents au sein de l’opinion publique concernant son impact sur la sécurité. De nombreux acteurs de la société civile en Ituri multiplient les appels à un renforcement des dispositifs sécuritaires et à une meilleure coordination des opérations, alors que les habitants de certaines localités continuent de vivre dans la peur.
Chadrack Byaruhanga depuis Bunia






