Le Président congolais Félix Tshisekedi et son Altesse Cheikh Tamin Bin Hamad Al Thani, Émir de l’État du Qatar ont passé en revue la situation au niveau régional et international, avec une attention au Moyen-Orient et dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Sans condamner l’agression de l’Iran par les États-Unis et l’Israël, Félix Tshisekedi a néanmoins réaffirmé l’attachement de la RDC au respect du Droit international et aux principes de la Charte de l’ONU, faisant allusion au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Qatar.
S’ils évoquent l’agression iranienne contre le Qatar et des pays de la région, les bombardements effectués par les Gardiens de la révolution ne visent jusqu’ici que des intérêts américains et Israëliens, qui se retrouvent dans la région, et qui servent des bases arrières du conflit en cours.
Kinshasa et Doha ont cependant exprimé leur préoccupation face à la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, où les rebelles de l’AFC-M23, soutenus par Kigali selon plusieurs rapports des experts des Nations Unies, s’affrontent aux Forces armées de la République démocratique du Congo et leurs alliés Wazalendo.
Tshisekedi a profité de cette rencontre pour réaffirmer la pleine adhésion de la RDC dans les efforts de la médiation qatarie, qui visent à instaurer une paix durable non seulement dans l’Est de la République démocratique du Congo, mais aussi et surtout dans la sous-région de Grands lacs.
Pour rappel, Doha accueille les pourparlers entre le Gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC-M23 pour parvenir à la paix. Bien que les beaux jours tardent, les deux parties n’ont cessé de réaffirmer leur attachement à ce processus, malgré les violations répétées du cessez-le-feu et les accusations mutuelles.
Guerschom Mohamed Vicci




