Ça avance trop vite. Deux jours après une frappe attribuée aux drones des Forces armées de la République démocratique du Congo par la rébellion de l’AFC-M23 à Goma, au Nord-Kivu, la justice française ouvre une enquête.
Cette attaque, survenue dans la matinée du mercredi, avait coûté la vie à trois personnes dont l’humanitaire française Karine Buisset. Jusqu’ici, l’identité de deux autres victimes n’a pas été révélée par les autorités locales.
Ce vendredi, la justice française a annoncé l’ouverture d’une enquête pour « crime de guerre ». Selon les termes de nos confrères de l’Agence France presse, « une enquête de flagrance contre X du chef de meurtre constitutif de crime de guerre » a été ouverte.
La charge a été attribuée à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité de la gendarmerie nationale (OCLCH), qui devra mener des investigations pour éclaircir sur « les circonstances de commission des faits » et « tenir informés les proches de la victime ».
Mercredi, l’AFC-M23 avait chargé le Gouvernement congolais d’être derrière cette attaque. Dans sa communication, Kinshasa n’a ni confirmé ni infirmé sa participation dans cette attaque.
Le Gouvernement congolais au travers un communiqué du ministère de la Communication et médias paru dans la soirée du même mercredi, avait indiqué que « les circonstances exactes de ces incidents ainsi que l’origine des explosions signalées font actuellement l’objet d’enquêtes par les services habiletés ».
Les reactions fusent de partout depuis cette attaque, appelant essentiellement les deux parties au respect du Droit international humanitaire (DIH) et de leurs engagements.
Guerschom Mohamed Vicci




