La République islamique d’Iran a officiellement confirmé ce dimanche 1er mars, le décès de son Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, survenu à l’âge de 86 ans. Le dirigeant a succombé samedi lors d’une offensive aérienne d’envergure menée conjointement par Israël et les États-Unis.
L’annonce a été faite à l’aube par la télévision d’État iranienne (IRIB), interrompant ses programmes habituels pour diffuser des chants funèbres et des lectures du Coran. Selon les premiers rapports, le complexe résidentiel fortifié du Guide, situé dans le quartier de Pasteur à Téhéran, a été la cible de missiles de précision.
Le président américain Donald Trump, fidèle à son style direct, a été le premier à revendiquer l’opération sur son réseau Truth Social quelques heures après les explosions, affirmant que « le Tyran de Téhéran n’est plus ».
40 jours de deuil et une promesse de « vengeance »
Le Conseil suprême de sécurité nationale s’est réuni en urgence pour désigner une direction de transition. Dans un communiqué officiel, Téhéran a qualifié l’ayatollah Khamenei de « martyr de la nation » et a décrété un deuil national de 40 jours.
« Le sang du Guide suprême ne sera pas versé en vain. Les responsables de cette agression criminelle subiront une riposte d’une ampleur sans précédent », a déclaré le porte-parole des Gardiens de la Révolution.
La mort d’Ali Khamenei met fin à un règne de plus de 36 ans. Arrivé au pouvoir en 1989 après la mort de l’imam Khomeini, il était le pilier de la politique d’influence iranienne dans la région, du Liban au Yémen.
Des salves de missiles iraniens ont déjà été signalées en direction de bases américaines dans le Golfe. Aucun successeur officiel n’ayant été désigné, la lutte pour le pouvoir entre les conservateurs radicaux et les pragmatiques s’annonce féroce.
La Rédaction




