La Monusco et la Conférence internationale sur la région de Grands lacs (CIRGL) ont déployé une mission conjointe d’évaluation exploratoire et préliminaire à Uvira, dans la province du Sud-Kivu.
Dans un communiqué conjoint de ce mardi, ces organisations indiquent que cette mission de 4 jours soit du 23 au 27 février, a la mission de s’assurer que des conditions des efforts de suivi et de vérification sont crédibles, sûres et réalisables sur le plan opérationnel, en attendant le déploiement du mécanisme conjoint de vérification du cessez-le-feu.
L’attention est focalisée sur la préparation du terrain, en appliquant une évaluation sur l’accès, la sécurité, la logistique et les besoins d’engagement en vue de faciliter la mission au mécanisme de vérification du cessez-le-feu.
Suivant la résolution 2808 du Conseil de sécurité de l’ONU, cette mission est notamment chargée du mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu établi, et du Mécanisme conjoint de vérification élargi plus (MCVE+).
Lors de son déploiement, la mission évaluera les conditions politiques, sécuritaires, logistiques et socio-environnementales dans et autour de la ville d’Uvira, dans l’objectif de guider la planification globale du Mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu.
« Le suivi efficace d’un cessez-le-feu vise à réduire la violence et à créer l’espace nécessaire à une solution politique durable. Contrairement au Nord-Kivu et à l’Ituri, le mandat de la MONUSCO au Sud-Kivu est axé sur le suivi du cessez-le-feu et n’inclut pas la protection des civils », a laissé entendre Mme Vivian van de Perre, Représentante spéciale du Secrétaire général en République démocratique du Congo et Cheffe par intérim de la MONUSCO.
Alors que des efforts sont fournis dans le sens du cessez-le-feu, les affrontements ont repris tant dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, que dans le Kalehe, au Sud-Kivu. L’étau se resserre autour de la cité stratégique de Rubaya, reconnue comme cité minière.
Guerschom Mohamed Vicci




