Les FARDC accusent les rebelles du M23-AFC d’avoir attaqué ses positions dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, en violation du cessez-le-feu qui devrait entrer en vigueur le mercredi 18 février à la mi-journée sur proposition du Président angolais, João Lourenço.
Dans un communiqué du porte-parole a.i. des FARDC, le Lieutenant-colonel Mak Hazukay, l’armée renseigne que ses positions à Ihula, dans le groupement de Kisimba en territoire de Walikale, et les collines de Kazaroho, Bugabo, Cahi et Virumbi dans la chefferie de Bwito en territoire de Rutshuru, ont été la cible des attaques rebelles.
Au Sud-Kivu, ce sont les positions de l’armée de Mikenge et Kalonge dans les Hauts plateaux de Fizi-Uvira, et les localités de Kahungwe, Kanga et Lugeje, qui ont été attaquées. Dans ce dernier milieu, les FARDC rapportent qu’un garçon de 18 ans a été tué à son domicile, aux côtés de 4 maisons incendiées.
« Ces incursions récurrentes dénontent de la volonté de l’armée rwandaise et de ses supplétifs de l’AFC-M23 à torpiller le processus de paix en cours », a écrit le porte-parole de l’armée.
Ce schéma est bien connu depuis l’avènement de la guerre du M23-AFC. Chaque mécanisme de cessez-le-feu se voit confronté à des accusations mutuelles de violation, chaque partie au conflit accuse l’autre d’avoir violé le cessez-le-feu.
Plusieurs cessez-le-feux ont été décrétés mais aucun n’a été respecté, les belligérants toujours incapables de se regarder en face sans se tirer de balles, rendant la résolution du conflit difficile.
Guerschom Mohamed Vicci




