En ce moment, Goma serait dans la fièvre du Festival Amani…
La deuxième semaine du mois de février était réputée durant les années passées, par l’organisation du plus grand festival de la sous-région de Grands lacs africain : le Festival Amani.
Cette rencontre dépassait son statut d’un événement culturel pour s’instaurer comme un rendez-vous où l’on parle : »Paix »et« cohabitation pacifique »entre les communautés, les populations de la sous-région, bien que sa portée fût déjà internationale, avec des visiteurs qui venaient de partout.
Trois années sont passées depuis que ce Festival a été organisé en ville de Goma, au mois de février. La dernière édition, la dixième, s’est tenue durant la troisième semaine du mois de Novembre 2024, après une série de tournures : annonce, annulation, désannonce, annulation annulée et finalement, le Festival a été organisé, mais seulement sur deux jours au lieu de trois.
L’Est de la RDC est confrontée depuis plus de trois décennies, aux affres de guerre, avec des groupes armés qui apparaissent, brillent, disparaissent et réapparaissent. Dans ces tourments, ce Festival, bien que ce fût également une opportunité de business, était devenu un espace de divertissement éloquent.
Au Festival Amani, los différences étaient oubliées, les armes se taisaient, tout ce qui interessait, était :
« Playing for change. Singing for peace ». Deux ans après sans aucune annonce sur ce Festival, le silence est palpable, le mal est profond.
Au Festival Amani, chaque culture de Grands lacs avait une vie, chaque style musical avait une place, la créativité s’était emparée du podium, les stars du monde montaient sur la grande scène, toutes les langues étaient les bienvenues et les visages étaient tous maquillés du plus beau des maquillages : le sourire.
Le Festival Amani, loin des activités culturelles, offrait également un soutien important à l’entrepreneuriat. Chaque année, des projets de jeunes étaient subventionnés.
À bientôt, Festival Amani…
Guerschom Mohamed Vicci






