La situation sécuritaire dans la province de l’Ituri demeure fragile et continue d’alimenter les inquiétudes, particulièrement dans la chefferie de Mambisa, située dans le territoire de Djugu. Des accusations d’exactions présumées portées par des habitants et des acteurs locaux remettent au premier plan la question de la protection des civils dans cette partie de la province.
Selon plusieurs témoignages recueillis auprès de sources locales, des actes récurrents de pillages auraient été enregistrés au détriment de la population civile. Des biens essentiels, notamment des chèvres, des moutons et d’autres moyens de subsistance, auraient été emportés, plongeant de nombreuses familles dans une situation de grande précarité.
Dans cette zone rurale où l’élevage constitue un pilier économique et alimentaire, ces pertes aggraveraient une crise humanitaire déjà préoccupante.
Ces accusations prennent une dimension plus sensible encore lorsque certaines sources locales évoquent l’implication présumée d’éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans ces exactions.
Des lieux de culte n’auraient pas été épargnés, avec des cas signalés de vols d’instruments religieux, des actes vécus par les habitants comme une atteinte grave à leur dignité, à leur foi et à la cohésion sociale.
Dans ce contexte tendu, les autorités provinciales, notamment le Gouverneur militaire de l’Ituri, le Lieutenant-général Luboya N’kashama font l’objet de critiques de la part de membres de la société civile et de citoyens, qui dénoncent une insuffisance de mesures pour assurer une protection effective des civils. Certains acteurs évoquent même de possibles violations du Droit international humanitaire, des allégations qui selon eux, nécessitent des investigations sérieuses et indépendantes.
À ce stade, aucune décision judiciaire n’a permis d’établir clairement les responsabilités individuelles ou institutionnelles dans les faits dénoncés. Face à cette situation, plusieurs voix s’élèvent pour réclamer des enquêtes impartiales, crédibles et transparentes, afin de faire toute la lumière sur les abus présumés, de sanctionner les éventuels responsables et de restaurer la confiance entre les populations locales et les autorités.
Chadrack Byaruhanga depuis Bunia






