La situation au Sud-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, reste extrêmement volatile, avec des conséquences humanitaires dévastatrices. Les derniers rapports de l’ONU révèlent des chiffres alarmants, qui soulignent l’urgence d’une action immédiate.
Plus de 200 000 personnes déplacées sont signalées à travers la province en raison de l’escalade des violences, alors que 25 000 personnes d’autres ont franchi la frontière vers le Burundi entre le 5 et le 8 décembre, avec des arrivées supplémentaires enregistrées au Rwanda.
Le rapport de l’ONU fait savoir qu’au moins 70 civils ont été tués depuis le début de l’intensification des conflits, et les familles déplacées vivent dans des sites surpeuplés, et se retrouvent exposées à des risques accrus d’épidémies.
Selon l’ONU, 32 écoles sont hermétiquement fermées pour héberger des déplacés, privant ainsi des milliers d’enfants à un accès à l’éducation, soit 12 000 enfants qui sont maintenant privés de repas scolaires, souvent leur seul repas chaud de la journée.
Crise alimentaire
25 000 personnes sont désormais sans aide alimentaire après la suspension du Programme alimentaire mondial (PAM) dans la province. Les stocks alimentaires à Uvira pourraient être épuisés d’ici quelques semaines, aggravant la situation déjà critique.
Cependant, l’ONU révèle que le plan humanitaire pour la RDC n’est financé qu’à 22 %, avec un déficit d’environ 2 milliards USD. Pour le Burundi, seulement 33 millions USD mobilisés sur un besoin total de 77 millions.
Ainsi, la situation au Sud-Kivu nécessite une réponse humanitaire urgente et efficace pour sauver des vies et stabiliser la région. Les chiffres témoignent d’une crise qui ne cesse de s’aggraver, mettant en péril l’avenir de milliers de familles.
Richard Maliro






