Amos Baraka, leader autoproclamé du groupe armé d’autodéfense « Zaïre » est décédé dans un accident de la route survenu tôt ce vendredi sur l’axe Kampala–Bugoma.
Selon plusieurs sources locales, l’incident a eu lieu vers 3 heures du matin, mais les circonstances précises de l’accident demeurent floues.
La nouvelle de sa mort a rapidement fait le tour de l’Ituri, où Baraka jouissait d’une notoriété considérable. Ses partisans et plusieurs membres de sa communauté ont exprimé leur consternation face à cette disparition inattendue.
Baraka était perçu comme un acteur clé dans la lutte pour la protection des populations hema, souvent confrontées à l’insécurité causée depuis fin 2017 par les assaillants de la Codeco, un groupe armé lendu. Son rôle au sein de Zaïre, actif dans certaines zones du territoire de Djugu, l’a positionné comme un leader charismatique.
Sa disparition soulève des interrogations sur l’avenir du mouvement, déjà fragilisé par des tensions internes et des défis sécuritaires. Des observateurs estiment que Zaïre pourrait entrer dans une période d’incertitude, manquant d’un leadership clair pour lui succéder.
La situation en Ituri est déjà délicate, marquée par une résurgence de la violence armée et des conflits intercommunautaires. Le territoire de Djugu, en particulier, a été le théâtre de nombreuses violences, avec des milliers de personnes déplacées en raison des affrontements entre groupes armés et forces de sécurité. Plus de 84 800 personnes ont été déplacées dans cette région, et la situation humanitaire continue de se détériorer.
La mort de Baraka pourrait exacerber les rivalités et la lutte pour le pouvoir au sein du groupe armé d’autodéfense « Zaïre », rendant la situation encore plus volatile. Les récents rapports font état d’attaques fréquentes contre des sites d’accueil pour personnes déplacées, aggravant ainsi les conditions de vie des civils. Les habitants de Djugu, déjà piégés dans un cycle de violence, craignent que cette perte ne mène à une intensification des conflits intercommunautaires.
La Rédaction




