La problématique du taux de change secoue la République démocratique du Congo depuis de nombreuses semaines. En ville de Butembo, cette baisse a créé des divisions au sein des consommateurs et opérateurs économiques. Certains commerçants n’acceptent plus le dollar américain dans leur transaction, s’ils acceptent, ils minimisent sa valeur.
Sur le marché, malgré la baisse du taux de change, les prix des produits reste inchangént. Des opérateurs économiques demeurent silencieux et peinent à adapter leur produits aux réalités du marché, malgré l’appel de la société civile coordination urbaine.
Face à la spéculation persistante autour du taux de change, le professeur Jean Bosco Mulendu, enseignant en faculté des Sciences économiques de l’Université officielle de Rwenzori (UOR), appelle la population à rester stable face à cette situation. Il déconseille fortement les conversions précipitées entre le franc congolais et le dollar américain. Selon lui, cette pratique expose à des pertes en cas de brusque retournement de la tendance monétaire.
« Quand la monnaie nationale s’apprécie, on peut être tenté de garder sa liquidité en Franc congolais en espérant que le pouvoir d’achat va s’améliorer plus tard. Il s’agit d’un piège, je ne ne vous conseille pas d’aller dans ce sens là. Il faut adopter une attitude équilibrée. Ne vous exposez pas à des conversions irréfléchies de convertir vos dollars en franc congolais. Pour ne pas bloquer l’économie, laisser la monnaie circuler », insiste-t-il.
Le professeur Jean Bosco Mulendu invite plutôt à privilégier les d’investissements dans la production locale, ce qui permet de maintenir un pouvoir d’achat relativement sûr même en période d’instabilité économique.
« Le mieux, c’est de privilégier les activités productives locales, qui sont à l’abri de la fluctuation du taux de change », a-t-il conseillé.
Un calvaire pour les ménages
Cette situation a poussé la population au calvaire. Dans un communiqué publié dimanche 19 octobre, le Réseau pour les droits de l’homme (REDHO) indique que les prix des produits des premières nécessités ont augmenté à plus de 50%.
En titre illustratif, le REDHO cité un sac de braise qui est passé de 30$ à 47,5$, un sac de farine qui coûtait 40, est passé à 60 dollars. Même situation pour d’autres produits de premières nécessités, sans oublier les crédits de communication et transport.
Le REDHO appelle l’État congolais a vite intervenir avec des stratégies concrètes pour éviter le pire, car les communiqués sur les réseaux sociaux et les médias par le service de l’économie n’ont aucun impact sur terrain.
Claudine Mulengya




