Malgré la signature récente d’un cessez-le-feu à Doha, sous médiation qatarie, entre le gouvernement congolais et les rebelles de l’AFC/M23, l’armée congolaise (FARDC) a lancé une offensive ciblée mercredi matin contre la mine d’or stratégique de Twangiza dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu, actuellement sous contrôle rebelle.
Selon ACTUALITE.CD, aux alentours de 5h00 du matin, trois drones ont été utilisés pour frapper l’usine de Twangiza, causant des dégâts matériels importants.
Cette attaque marque le deuxième bombardement de la mine en l’espace d’une semaine, selon des acteurs locaux, soulevant des questions sur l’application effective des accords de paix.
Le président de la société civile de Mwenga, Lungele Itebo Samuel confirme qu’il n’y a pas eu de victimes civiles : « Il n’y a aucun mort de ce côté-là, mais certains dégâts matériels ».
Twangiza, qui était autrefois exploitée par la multinationale canadienne BANRO avant d’être acquise par des intérêts chinois, reste un enjeu économique majeur. Bien que l’AFC/M23 ait suspendu les activités officielles depuis son arrivée en mai, la présence d’ouvriers sur le site est toujours notable, indiquant une poursuite clandestine des opérations d’extraction d’or.
Richard Maliro






