L’Association des chauffeurs, manutentionnaires et propriétaires de Bennes (ACMPROBENNE/Butembo et Lubero) exprime sa vive colère et dénonce l’agression brutale subie par l’un de ses membres, Monsieur Maziwa samedi 11 octobre m. La victime, qui travaille habituellement sur le parking de Vuhira en ville de Butembo, a été gravement blessée alors qu’il se rendait à Isale Vulambo.
Selon un communiqué de la Direction générale de l’ACMPROBenne, Maziwa a été victime de tracasseries militaires. Des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) auraient érigé une barrière « illégale » pour extorquer de l’argent.
L’altercation aurait éclaté lorsque les militaires ont exigé abusivement 5 dollars américains, refusant d’accepter les 2000 Francs congolais (FC) que les chauffeurs versent habituellement comme « rapport » à ce barrage non officiel.
« À cause de ce petit montant, les militaires ont frappé Maziwa Joël avec une violence terrible, au point de le laisser pour mort. C’est inacceptable et cela viole tous nos droits », dénonce fermement l’ACMPROBenne.
Actuellement, Maziwa suit des soins intensifs dans une structure sanitaire de Butembo, son pronostic vital étant engagé. L’association exige que justice soit rendue sans délai pour leur membre. « Il est choquant que ceux qui doivent nous protéger, se livrent à l’extorsion et à la violence », regrette l’organisation.
Contacté au sujet de ces faits graves, un responsable militaire dans la zone a confirmé avoir été alerté. Il a déclaré avoir immédiatement dépêché une commission d’enquête sur place pour établir les responsabilités.
« Je suis déjà au courant de cette situation. Je viens de dépêcher sur place une équipe pour des enquêtes afin que les auteurs de cet acte soient traduits en justice. Je reviendrai bientôt vers vous avec les détails », a assuré le responsable militaire à AGORAGRANDSLACS.NET.
Il est important de noter que cette situation n’est pas isolée. De nombreux usagers de la route subissent régulièrement des tracasseries, parfois de la part des militaires des FARDC, parfois des éléments des groupes dits « wazalendo ».
Richard Maliro






