Depuis plus de trois décennies, l’Est de la République démocratique du Congo est sujet à des séries de guerres alimentées par des groupes armés locaux et étrangers. Cette situation conditionne le vécu des habitants de la région : entre déplacement, réfuge, souffrance, misère, détonations d’armes de différents calibres s’est développée une résilience solide, encrée dans un quotidien noir.
Dans son tout premier roman « Bouts haineux » paru ce dimanche 07 septembre à Goma, au Nord-Kivu, une région qui vit sous ce calvaire depuis son commencement, le Journaliste écrivain Flavien Muhima met en lumière tout le drame vécu durant ces décennies de guerre.
« Bouts haineux », cette métaphore fait penser à « Buhene », l’un des endroits chauds, situé au nord de la ville de Goma. Ce milieu est reputé comme le point de départ de tout désordre, toute manifestation qui embrase la capitale provinciale du Nord-Kivu.
Flavien Muhima est revolté comme tous ceux qui vivent au quotidien ces drames, certes, mais pour lui, « ces drames et calamités revoltent et appellent à une prise de conscience collective », dans un souci tracé de changer ces décennies de guerre en celles de développement.
L’écrivain au travers « Bouts haineux », veut percer le mystère, l’extremité, le bout de la haine, des antivaleurs qui mettent l’Est de la RDC et l’ensemble de la sous-région à génou. « Dans un regard d’auteur, il y a moyen de percevoir la fin, le bout de cette haine comme étant le point de départ d’un dévéloppement intrinsèque de cette société », explique Flavien Muhima.
Le roman « Bouts haineux » met en scène deux personnages : Kiza et Edwige (fictifs), qui se sont connus durant leurs études loin de leur terre natale. À leur retour, ils rencontrent un monde encré dans la haine. Leur lutte commune a permis de transcender ce fléau pour ouvrir leur terre à un vivre-ensemble.
Guerschom Mohammed Vicci




