Le club « Mayi ya Rwindi pour le bien-être de tous », un club citoyen en Butembo dans la province du Nord-Kivu, plaide pour un changement de stratégie dans la lutte contre les terroristes ADF. Dans une déclaration rendue publique le lundi 18 août dernier, son coordonnateur, Maître Mayi ya Rwindi Vivier estime que l’option militaire, adoptée depuis plus de dix ans, n’a pas permis de ramener la paix dans les zones, toujours en proie à l’insécurité.
Face à la persistance des massacres dans le Grand-Nord et l’Est de la RDC, ce club citoyen propose au gouvernement congolais d’ouvrir des négociations avec les ADF, comme cela a été le cas récemment avec le mouvement M23.
« Plus de 10 années d’opérations contre les ADF, sa capacité de nuisance a-t-elle déjà été réduite ? La réponse à cette problématique est-elle encore militaire ? La réponse à ces questions est non. Vu la facilité avec laquelle les ADF sont en train de tuer, le club Mayi ya Rwindi demande au gouvernement de reconsidérer sa position et d’expérimenter, en vue d’éviter ce bain de sang, l’option non militaire comme il vient de le faire vis-à-vis d’un autre mouvement, AFC/M23 », déclare Mayi ya Rwindi Vivier.
Des massacres continuent à être signalés dans la province du Nord-Kivu et de l’Ituri. Le club Mayi ya Rwindi dénonce les récentes tueries signalées à Oïcha, dans la province du Nord-Kivu, où des civils ont été tués. Ces massacres avaient été signalés peu avant un autre, enregistré dans la cité de Komanda, dans la province de l’Ituri.
Après ces massacres, les Forces armées de la RDC dans la région avaient présenté leurs condoléances aux familles des victimes, tout en rassurant de leur engagement dans la traque de ces ADF.
La Rédaction




