Suite aux inquiétudes soulevées par Kinshasa concernant le processus diplomatique après que le Kenya a annoncé la nomination de son consul général à Goma, ville actuellement sous occupation de la coalition AFC/M23, suscitant des remous en RDC, le gouvernement kényan est sorti du silence ce lundi pour éteindre la polémique.
Dans un communiqué publié ce lundi, le Premier secrétaire du cabinet du ministère des Affaires étrangères du Kenya, Musalia Mudavadi a déclaré que le récent redéploiement effectué par le président William Ruto des ambassadeurs, des hauts-commissaires, des consuls généraux et des chefs de mission adjoints vers 20 postes dans le monde, dont Goma, était pleinement conforme à la Constitution et au protocole diplomatique international.
Mudavadi, cité par le média Kenya Citizen.digital, a déclaré que les nominations avaient été transmises à l’Assemblée nationale pour examen, conformément à la Constitution Kenyane et à la loi sur les nominations publiques, avec approbation du parlement Kenya.
« Plus important encore, la nomination présidentielle ne constitue pas en soi une affectation diplomatique », a expliqué Mudavadi.
Il renchérit que « Conformément à la Constitution kenyane, aux pratiques diplomatiques et au protocole, une fois le candidat approuvé par le Parlement, le Kenya doit officiellement demander l’agrément ou l’acceptation des États hôtes concernés, y compris la RDC ».
Dans le cas de Goma, affirme-t-il, la procédure nécessitera en outre la délivrance d’un exequatur par le gouvernement de la RDC c’est-à-dire le consul général ne pourra exercer ses fonctions qu’après approbation formelle du gouvernement de la RDC.
Pour Mudavadi, le réalignement en cours au sein du service extérieur du Kenya visait à « optimiser les performances et à améliorer la prestation de services conformément au programme de transformation économique ascendante (BETA) », et n’était pas motivé par des raisons politiques : « Cet objectif n’est pas motivé par des considérations géopolitiques défavorables et ne vise pas à compromettre les efforts de paix régionaux en cours ni l’intégrité territoriale et la souveraineté d’un État », a-t-il déclaré.
Le premier secrétaire du cabinet du ministère des Affaires étrangères du Kenya a révélé qu’il avait déjà eu des discussions avec son homologue de la RDC, Thérèse Kayikwamba Wagner, pour clarifier la position du Kenya et que plusieurs pays disposent déjà de représentations diplomatiques dans cette ville de l’Est congolais.
Marcus Akenda






