Les victimes de conflits fonciers expriment leur inquiétude face à la grève des défenseurs judiciaires près le Tribunal de grande instance (TGI) de Butembo, dans la province du Nord-Kivu. Dans un mémorandum qui a sanctionné leur marche pacifique du jeudi 14 juillet, ils dénoncent également les abus de pouvoir du Procureur.
Cette marche pacifique avait l’objectif de soutenir l’État de droit en ville de Butembo en particulier, et en République
démocratique du congo en général. Pour les victimes, l’attitude du Procureur de la République près le TGI/Butembo ne reflète pas un État de droit.
Ces personnes déplorent néanmoins que cette grève freine l’évolution de plusieurs dossiers.
« Nous, membres estimés à plus de 10 000 âmes, ainsi que d’autres justiciables, sommes touchés par la grève des auxiliaires de la justice près le TGI/Butembo, laquelle grève a pour leitmotiv les agissements dégradants et contraires à la loi perpétrés par le Procureur de la République, qui freine l’État de droit », lit-on dans ce document.
Ils recommandent par ailleurs l’arrestation du Procureur près le TGI/Butembo, Alain Ngoy Mwilambwe, accusé d’abus de pouvoir et d’humiliation des défenseurs judiciaires.
Depuis plus d’un mois, les défenseurs judiciaires près le Tribunal de grande instance de Butembo ont suspendu leurs prestations, pour dénoncer l’attitude du Procureur général en leur égard.
La Rédaction





