Dans un contexte d’insécurité persistante en Ituri, la situation des éleveurs se détériore. Lundi 11 août dernier, plus de 300 vaches ont été pillées par des miliciens de la CODECO au village Unga, situé dans le groupement Dz’na en territoire de Djugu.
Après avoir pillé ces bêtes appartenant à plusieurs éleveurs locaux, les miliciens se sont dirigés vers le village Lodju, selon un communiqué de la société civile de la chefferie de Bahema Nord.
Charité Banza Bavi, coordonnateur de cette structure citoyenne a alerté les autorités, et demandé une intervention rapide des services de sécurité.
« Ces vaches existent encore, nous demandons au service de sécurité de nous aider à récupérer quand il y a encore du temps. Notre dernier espoir, c’est auprès des militaires », a-t-il déclaré, soulignant l’urgence d’agir avant que les animaux ne soient dispersés ou vendus.
Ce vol massif intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des violences attribuées aux groupes armés, notamment la milice CODECO, qui déstabilisent la région et fragilisent l’économie locale.
La société civile rappelle que depuis l’aggravation de l’insécurité, de nombreux éleveurs ont dû déplacer leurs troupeaux vers la province de Haut-Uélé, privant ainsi l’Ituri d’une production locale de viande bovine. Aujourd’hui, la province importe même sa viande, un paradoxe inquiétant pour une région historiquement reconnue pour son élevage.
La demande de Charité Banza Bavi met en lumière le rôle crucial que doivent jouer les forces de l’ordre dans la protection des populations civiles et de leurs biens. Alors que la situation sécuritaire reste volatile, la capacité des autorités à répondre efficacement aux appels à l’aide sera déterminante pour restaurer une certaine stabilité, et soutenir les acteurs économiques locaux.
La Rédaction






