La région de Djugu, en Ituri, est à nouveau confrontée à des violences armées, après la perte tragique de cinq civils le week-end dernier. Les affrontements entre milices Zaïre et CODECO mettent en exergue la vulnérabilité de la situation sécuritaire, et les dangers d’une intensification des conflits communautaires.
Le premier événement s’est déroulé samedi à Nizi, un centre de négoce situé à environ 35 kilomètres au nord de Bunia. Des individus armés liés aux miliciens Zaïre, en partenariat avec la Convention pour la révolution populaire (CRP) de Thomas Lubanga ont abattu trois civils, accusés d’apporter leur soutien à la milice CODECO. Ces exécutions sommaires révèlent l’impunité croissante dont jouissent ces groupes armés dans la région.
Le lendemain, soit le dimanche matin, deux autres personnes ont été capturées, puis tuées à Kpadolé par des membres de la CODECO. Cette nouvelle agression a eu lieu dans le groupement Lopa, où les assaillants ont utilisé des machettes pour éliminer leurs victimes, avant de se retirer vers le village voisin de Sesele.
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) se sont rapidement mobilisées sur les lieux des crimes, récupérant les corps des victimes pour les emmener à Lopa-Centre. Cependant, cette intervention militaire soulève des interrogations sur l’efficacité des mesures mises en œuvre pour assurer la sécurité des populations locales.
La Rédaction




