Le sort du Président honoraire Joseph Kabila sera peut-être scellé par défaut à la Haute Cour militaire de Kinshasa, où il est poursuivi pour neufs chefs d’accusations.
C’est en tout cas la décision qui est attendue lors de la prochaine audience du procès fixée pour le 31 juillet prochain, après une absence observée lors de l’ensemble de procédures lancées en son encontre.
Cette sollicitation est du ministère public qui voit en cette procédure, la seule voie pour la poursuite du procès. Si la Haute Cour militaire valide cette démarche, l’ancien président peut se voir être jugé en son absence, car la disposition autorise à la Cour de juger le prévenu, qui refuse de comparaître sans aucune justification malgré de sollicitations.
Joseph Kabila qui est signalé à Goma depuis de nombreux mois, est poursuivi pour participation à un mouvement insurrectionnel, crime contre la paix, homicide intentionnel par balles, trahison, apologie, viol, torture, déportation et occupation à force ouverte de la ville de Goma.
L’ancien président a eu des consultations citoyennes début juin dernier dans les villes de Goma et Bukavu dans l’Est de la République démocratique du Congo, des zones sous contrôle de la rébellion du M23-AFC, qui est en pourparlers avec le Gouvernement congolais à Doha.
Le sénateur à vie a toujours nié les accusations portées par le Président Félix Tshisekedi, d’être le chef de file de l’AFC-M23. Il a demandé à l’actuel chef de l’État d’apporter des preuves de ses affirmations.
Le 22 mai dernier, le Sénat a lancé un signal fort, en levant les immunités de Joseph Kabila, alors Sénateur à vie à son absence. Depuis, le Président honoraire n’a plus foulé le sol de Kinshasa. Il est revenu au pays par Goma vers fin mai dernier, après de nombreux mois en exil.
Lire aussi sur AGORAGRANDSLACS.NET :
Procès « historique » en RDC : Joseph Kabila face à la justice !
Guerschom Mohammed Vicci





