Mahagi centre, une localité stratégique de l’Ituri a inauguré son « Centre commémoratif de la paix de Mahagi ». Cette nouvelle salle polyvalente, bien plus qu’une simple infrastructure représente l’aboutissement d’un engagement international visant à honorer la mémoire des victimes de conflits, et à reconstruire les communautés meurtries.
Le Colonel, Administrateur militaire adjoint du territoire de Mahagi a souligné lors de l’inauguration, que ce centre est le fruit d’un partenariat international dédié à la justice et à la mémoire.
Il a expliqué que cette salle polyvalente est un témoignage concret des réparations collectives décidées dans le cadre des affaires jugées par la Cour pénale internationale (CPI), notamment celles de Thomas Lubanga et Bosco Tagada. Ces procès historiques ont reconnu la souffrance endurée par d’innombrables personnes en Ituri, en particulier les femmes, les enfants et les hommes, victimes de crimes atroces et ce centre incarne la réponse à cette douleur.
« Au-delà d’un devoir de mémoire, cet espace représente un outil pour l’avenir, un lieu de dialogue, d’apprentissage, de réconciliation et de consolidation de la paix », a déclaré cet officier, invitant les habitants de Mahagi à faire de ce lieu, un véritable pilier de leur communauté. Il a encouragé chacun à faire de ce centre un espace vivant de cohésion sociale, de formation et d’échange culturel.
Félicien Kotoko, responsable du projet porté par le consortium AMAB-ODH, a précisé que la construction de cette salle s’inscrit dans un projet plus large de commémoration et de mise en place de structures symboliques, choisies par les victimes et la communauté.
Ce projet vise à reconnaître les crimes commis entre 2002 et 2003 sur le territoire de Mahagi, tout en favorisant la cohabitation pacifique, le vivre-ensemble et la réconciliation. Un accompagnement psychologique et psychosocial est également proposé pour soutenir les victimes dans leur processus de guérison.
Mme Kizita Forgwe, gestionnaire du Fonds au profit des victimes en RDC, a salué la collaboration exemplaire de tous les acteurs, y compris le gouvernement de la République, qui a rendu possible la réalisation de ce projet.
Elle a exprimé l’espoir que ce bâtiment devienne un symbole tangible de reconnaissance des souffrances endurées par les populations de Mahagi, et a félicité le travail des juges et du greffe de la CPI, ainsi que l’engagement de ses collègues du Fonds.
La Rédaction






