Depuis novembre 2022, plus de 500 otages des terroristes ADF ainsi que 150 combattants ont été extraits de la brousse dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, à l’Est de la République démocratique du Congo.
Ces chiffres ont été révélés mercredi à Bunia, lors d’un point de presse animé par l’ONG internationale Bridgeway Foundation, qui assure la prise en charge psycho-sociale de ces personnes.
Cette annonce fait suite à une réunion d’échanges organisée avec les acteurs de la société civile sur l’impact et les limites de l’opération « Shujaa », lancée pour neutraliser le groupe armé ADF.
Les otages, parmi lesquels figurent des femmes et des enfants ainsi que certains combattants, ont pu être libérés non seulement grâce à la pression militaire exercée par les opérations conjointes FARDC-UPDF, mais aussi grâce aux campagnes de sensibilisation menées par Bridgeway Foundation.
Sekombi Katondolo, chef de mission de l’ONG en RDC, explique que l’objectif est d’encourager les rebelles enrôlés parfois de force à se désengager, et à bénéficier d’un accompagnement psychologique avant leur réinsertion dans leurs communautés.
« Nous utilisons notamment des hélicoptères équipés de haut-parleurs qui survolent les zones de combat, pour inviter les combattants à quitter la forêt », a-t-il précisé.
Signalons que l’opération « Shujaa » a été lancée le 30 novembre 2021. Cette opération militaire conjointe entre les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et l’armée ougandaise (UPDF) vise principalement à neutraliser les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), responsable de nombreuses violences et kidnappings dans la région. L’objectif est de rétablir la sécurité dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, tout en protégeant les populations civiles et en soutenant les efforts de pacification.
La Rédaction




