Depuis mars dernir, plus de 30 000 réfugiés sud-soudanais ont trouvé refuge dans la chefferie de Kakwa, territoire d’Aru en province de l’Ituri Ituri. Fuyant les violences qui déchirent leur pays, ces populations, majoritairement des femmes et des enfants, dépendent aujourd’hui largement de la solidarité des communautés locales, déjà fragilisées, pour survivre dans un contexte d’aide humanitaire insuffisante.
Au départ, environ 10 000 réfugiés ont été accueillis en mars par des familles locales, prêtes à partager ce qu’elles avaient. Mais avec l’intensification du conflit au Soudan du Sud, le nombre de réfugiés a triplé en quelques semaines, dépassant largement les capacités d’accueil traditionnelles. Beaucoup ont fui dans des conditions dramatiques, perdant tout sur leur passage.
Frédérique Manantsao, chef de mission de Médecins sans frontières (MSF) alerte sur une situation sanitaire préoccupante : « Ces populations vivent dans des conditions précaires sans protection contre le paludisme, ni accès aux soins élémentaires. Avec la saison des pluies qui commence, le risque d’épidémie est très élevé ». Près de 70 % de réfugiés souffrent de malaria, et la malnutrition infantile est en hausse.
Les camps informels qui se sont créés, manquent d’infrastructures sanitaires basiques comme les latrines ou l’accès à l’eau potable. Cette installation précaire près de la frontière, suscite aussi des craintes sécuritaires auprès des autorités locales.
Face à cette situation critique, les autorités et ONGs appellent à un soutien accru pour renforcer la réponse humanitaire. Mais c’est aussi la capacité de résilience et la solidarité des habitants d’Ituri qui sont mises à rude épreuve. Alors que la région entre dans une saison pluvieuse particulièrement difficile, il est urgent d’agir pour préserver la dignité et la vie de ces réfugiés.
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La Rédaction






