Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont indiqué au travers un communiqué ce mardi 1er juillet, avoir pris des mesures pour protéger l’espace aérien, après le survol d’un appareil lundi à Minembwe, dans la province du Sud-Kivu.
Pour l’armée, l’aéronef qui a survolé cette localité durant la journée du lundi ne portait aucune immatriculation, permettant de l’identifier. Les FARDC parlent d’une violation « flagrante » des normes internationales de l’aviation civile.
« […] de l’interception d’un aéronef non identifié ayant violé notre espace aérien et pénétré illégalement le territoire congolais sans autorisation préalable de survol », renseigne l’armée. « L’appareil se dirigeait vers une zone de conflit active ».
Les Forces armées de la République démocratique du Congo annoncent alors avoir pris des « mesures appropriées » pour garantir la sécurité de l’espace aérien, et « préserver l’intégrité de notre territoire ».
La rébellion de l’AFC-M23 évoque à son tour dans son communiqué, « un avion civil transportant de l’aide humanitaire », et dénonce ce qu’elle qualifie d’un acte de barbarie « inqualifiable », reconnaissant le bombardement de cet aéronef.
Cet avion devient donc le deuxième abattu par les Forces armées de la République démocratique du Congo dans une zone sous contrôle de l’AFC-M23. Le premier a été bombardé à l’aédrome de Walikale.
Guerschom Mohammed Vicci




