L’Est de la République démocratique du Congo est l’épicentre de cas de violations et atteintes de droits humains. Dans son rapport du mois d’avril, le Bureau conjoint de Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a documenté 547 cas sur l’ensemble du territoire national de la RDC.
La province du Nord-Kivu en elle seule a enregistré 309 violations et atteintes, des chiffres qui peuvent trouver explication avec la résurgence de la rébellion du M23-AFC, soutenue par le Rwanda, qui a gagné du terrain ces dernières années.
À côté du Nord, le Sud-Kivu compte 87 violations et atteintes aux droits humains, et l’Ituri avec 59 cas. Ces trois provinces portent la majorité soit 455 cas enregistrés, témoignant de la spirale de violences qui gangrènent la région depuis de nombreuses années.
Les plus de trois décennies de guerre ont eu un impact considérable dans les violations et atteintes de droits humains. Sur les 547 violations, 71% sont attribués aux membres de groupes armés dont 195 à la rébellion du M23/RDF, 56 aux résistants Wazalendo, 30 à la milice de la Coopérative pour le dévéloppement du Congo (CODECO), et les factions Mai-Mai avec 30 violations.
Hormis ces groupes armés, 29% de violations et atteintes aux droits humains ont été commises par les agents de l’État Congolais, dont 65 attribuées aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et 60 violations à la Police nationale Congolaise (PNC).
Des cas de violations et atteintes aux droits humains sont néanmoins en baisse en République démocratique du Congo. Comparativement en mars de cette année où 551 cas ont été enregistrés, seulement 547 ont été repertoriés par le Bureau conjoint de Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) durant le mois d’avril dernier.
Guerschom Mohammed Vicci




