Dans un message vidéo de 7 minutes diffusé mercredi 03 janvier 2024 sur les réseaux sociaux, Moïse Katumbi, candidat malheureux à la dernière élection présidentielle, a appelé le peuple congolais à « résister » et à entrer en « désobéissance civile » contre le régime du président réélu, Félix Tshisekedi.
Devant la caméra, M. Katumbi arborait un air évasif, avec un regard constamment fixé sur le téléprompteur, comme pour mieux lire un discours visiblement préparé à l’avance mais pas bien maitrisé. Manche de chemise retroussée, M. Katumbi semblait néanmoins épuisé et manquait singulièrement de conviction dans sa récitation sur le « braquage électoral », dont il prétend avoir été victime.
Pourtant, avec 73,34% de voix, la victoire écrasante de M. Tshisekedi n’était pas contestable. « Aucune fraude massive n’a été détectée », a d’ailleurs déclaré la mission d’observation électorale de l’Union africaine.
En refusant de saisir la Cour constitutionnelle, M. Katumbi suit la voie de la déraison et appelle donc à la vindicte populaire, au mépris des institutions démocratiques. Ses partisans répondront-ils à cet appel à l’insurrection, qui ne sera pas sans conséquence ? Le temps nous le dira.
Franck Tatu




