Lors de la 13ème conférence annuelle des présidents des parlements africains, José Kalala wa Kalala, vice-président de la chambre haute du Parlement congolais, a fermement dénoncé l’implication du Rwanda dans la crise sécuritaire qui frappe l’Est de la République démocratique du Congo.
S’exprimant devant ses pairs, il a qualifié la situation de « génocide silencieux »perpétré par le gouvernement rwandais sous le regard de la communauté internationale, et a lancé un appel urgent à une mobilisation continentale pour mettre fin à cette« hémorragie sécuritaire ».
« Depuis plus de trois décennies, un génocide silencieux se déroule dans notre pays. Près de 7 millions de déplacés, femmes et enfants pris pour cible, et des générations sacrifiées », a déclaré José Kalala wa Kalala.
Il a souligné que le Parlement de la RDC, dans le cadre de la diplomatie parlementaire, sollicite la solidarité des présidents des parlements africains présents. L’objectif est de soutenir les appels lancés par le président Félix Tshisekedi, et d’accompagner la RDC dans son plaidoyer pour la reconnaissance internationale de ce qu’il considère comme un « génocide commis par le Rwanda »à l’Est du pays.
Cette 13ème conférence annuelle, placée sous le thème :« Transformer les parlements pour une intégration continentale citoyenne »,a offert une plateforme d’échange sur les enjeux majeurs de gouvernance, de paix et de stabilité régionale.
Les participants ont notamment discuté du rôle crucial que les assemblées législatives doivent jouer dans la prévention des conflits. L’intervention de José Kalala wa Kalala s’inscrit dans ce contexte, mettant en lumière la nécessité d’une action collective face aux crises sécuritaires persistantes sur le continent.
Richard Maliro






