02 juillet 2014 – 02 juillet 2026, cela fait exactement 12 ans, jour pour jour, que le Mouvement citoyen Nzenge Amani/RDC a perdu deux de ses membres, Joël et Asifiwe. Ils ont été assassinés par des bandits armés dans la cellule Vutara, au quartier Mukuna, siège social de l’organisation.
Douze ans après ce drame, les membres de Nzenge Amani continuent de prier pour le repos éternel de leurs âmes. Mais surtout, les jeunes de cette structure dénoncent toujours le silence de la justice.
Ce jeudi 2 juillet, en marge du 12ᵉ anniversaire de ce double meurtre perpétré dans la nuit du 2 juillet 2014, les jeunes du mouvement se sont réunis. Après une séance de prédication et de prière animée par des hommes de Dieu de l’Église Pèlerins sans frontière du pasteur Joseph Kipite, ils ont pris la parole.
Conduits par leur coordonnateur, Georges Musowa, ils ont décrié le retard de l’auditorat militaire de Butembo à traiter la plainte déposée par le mouvement, il y a plus d’une décennie.
Pour Nzenge Amani, cette lenteur judiciaire prolonge l’impunité et fragilise l’engagement citoyen en faveur de la sécurité de proximité.
Pour rappel, Joël et Asifiwe étaient intervenus pour maîtriser des hommes armés qui terrorisaient les cellules Kihinga et Vutara, au quartier Mukuna, dans la commune de Bulengera. Ils y ont perdu la vie en tentant de protéger la population.
« Ce sont des combattants de la paix qui sont tombés les armes de la citoyenneté à la main », a rappelé Georges Musowa Muhindo. Il insiste sur l’urgence de renforcer la sécurité à Bulengera, où des criminels continuent d’ôter la vie aux civils.
Pour marquer ce 12ᵉ anniversaire, les membres de Nzenge Amani se sont rassemblés jeudi soir au rond-point Bleu Band. Objectif : échanger sur des stratégies concrètes visant à combattre l’insécurité qui persiste dans la région.
Richard Maliro






