Pour les experts de l’ONU, des divergences ont surgi au sein de l’AFC-M23. Si Corneille Nangaa et Joseph Kabila seraient favorables à une conquête du pouvoir, une grande partie du commandement militaire privilegierait le renforcement de son emprise dans le Nord et Sud-Kivu.
Cette sortie du Groupe d’experts de l’ONU vient renforcer le regard sur le rôle que joue l’ancien président Joseph Kabila au sein du mouvement rebelle, alors que ce dernier a plusieurs fois tenté de nier sa participation dans cette guerre qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo.
Des menaces existent de renversement du pouvoir de Kinshasa. Ces dernières années, de nombreux officiers des Forces armées de la République démocratique du Congo dont l’ancien chef d’État-major général, le Général d’armée Christian Tshiwewe, ont été arrêtés par les services de sécurité en pleine capitale Congolaise.
Ces officiers supérieurs sont notamment accusés d’entretenir des liens avec l’ancien Président ou son entourage, avec détention illégale d’armes et munitions de guerre. Kinshasa ne lesine sur aucun détail pour éviter une reconquête du pouvoir par la force.
Aux Etats-Unis, le Président Félix Tshisekedi a ouvertement traité l’ancien Président de « chien » au service du Rwanda, expliquant le contexte de l’avènement de Joseph Kabila au pouvoir au lendemain de l’assassinat de Mzee Laurent Désiré Kabila. Des propos qui ont suscité de nombreuses réactions.
La Rédaction






