Loin de la guerre, des violences connues dans l’Est de la République démocratique du Congo, cette partie regorge surtout des talents qui se demarquent dans le noir qui couvre la région.
Malheureusement, ces talents meurent souvent dans le silence total, loin des cameras du monde qui braquent leur attention sur la routine de plus de trois décennies : la guerre et ses conséquences.
Dans cette lumière sombre de l’Est, DRC Best Talent, basé à Goma, au Nord-Kivu, veut emmener devant le soleil une autre réalité : ces talents voilés, étouffés et coincés derrière le bruit des armes. Il se veut avant tout un concours artistique multidisciplinaire : chant, danse, humour, acrobatie, défilé de mode voire du rap.
Guellord Bidorho, concepteur et organisateur, décrit DRC Best Talent tel un événement artistique, qui s’est fixé l’objectif de promouvoir le talent Congolais à l’échelle internationale, particulièrement dans le monde anglophone.
« L’image qu’ils (monde anglophone, Ndlr) ont de la RDC, c’est la guerre », table Guellord Bidorho, rappelant une réalité souvent ignorée du grand monde : « Il y a aussi de talents, qui sont encore cachés ».
Face à cette crise, DRC Best Talent donne alors la même lumière au génie peu connu. Cette plateforme s’inscrit pleinement dans cette logique : « Il faut toucher le monde anglophone au travers le talent ». Ici, le souci n’est pas de faire connaître le talent déjà dévoilé, mais de creuser, bécher, fouiller pour dénicher ce talent incarné, qui pourrait contribuer à vendre l’image positive de la RDC.
En octobre 2024, DRC Best Talent lance sa première édition, qui accueille 15 artistes de différents domaines : acrobates, humouristes, danseurs, etc. Malheureusement, le démon d’antan de l’Est de la RDC prendra le dessus : la guerre en janvier 2025 n’a pas permis au concours de connaître un épilogue heureux.
« On ne pouvait pas faire la finale parce que la plupart de ceux qui étaient qualifiés, ne se retrouvent plus à Goma », s’attriste Guellord Bidorho. Néanmoins, tout n’est pas fini. Il explique que ceux qui étaient qualifiés, compétiront aux côtés de nouveaux artistes qui seront validés par l’équipe du jury de l’édition récente, dont les résultats sont attendus au plus tard ce mercredi. « Ça sera deux éditions mélangés », précise-t-il.
Durant toutes les éditions, DRC Best Talent met une cagnotte d’un million de Francs congolais au gagnant. Hormis le Lauréat, la meilleure voix de l’édition sera produite par Flex Label, qui est en partenariat avec l’organisateur.
Parmi les difficultés, c’est ce défi lié au partenariat. Guellord Bidorho souligne que peu comprennent l’avènement d’un projet anglophone dans un pays francophone, alors que d’autres traînent le pas. Cette situation contraints les organisateurs de toucher de leurs propres fonds pour réaliser ce projet.
Guerschom Mohamed Vicci




