Les autorités sanitaires de la zone de santé de Mongbwalu, située à environ 85 kilomètres de Bunia, sont en état d’alerte après la mystérieuse disparition de 18 personnes, considérées comme des cas suspects d’Ebola.
Cette situation préoccupante survient dans un contexte déjà tendu, exacerbée par l’incendie des tentes mises en place pour la prise en charge des malades.
Dr Richard Lokudi, Médecin directeur de l’hôpital général de référence de Mongbwalu, a exprimé ses inquiétudes, soulignant que cette disparition représente une menace sérieuse pour la santé publique.
« Si ces personnes sont porteuses du virus, leur circulation dans la communauté pourrait engendrer de nouvelles contaminations, et compliquer davantage nos efforts de riposte », a-t-il déclaré.
Les risques liés à la gestion non sécurisée des dépouilles en cas de décès, sont également alarmants.
Dr Lokudi craint que certaines personnes manipulent des corps sans équipements de protection adéquats, augmentant ainsi les possibilités de propagation de la maladie.
Dans un effort pour contrer cette situation, les équipes médicales, soutenues par des partenaires tels que Médecins sans frontières et l’Organisation mondiale de la Santé, intensifient leurs interventions.
Des centres de traitement sont en cours d’installation pour améliorer la prise en charge des cas suspects et confirmés.
Cependant, la peur règne parmi les patients en isolement et le personnel soignant, qui fait face aux défis quotidiens liés à cette épidémie. Les autorités sanitaires rappellent que certains malades pourraient chercher refuge dans des centres de santé non préparés, exposant ainsi le personnel médical et les autres patients à des risques élevés de contamination.
Face à cette situation critique, il est essentiel que la communauté reste vigilante et respecte les mesures de prévention. La solidarité et la coopération de tous sont nécessaires pour traverser cette épreuve.
Chadrack Byaruhanga, depuis Bunia






