L’épidémie de la Maladie à virus Ebola (MVE) n’est pas du tout prête de s’arrêter en République démocratique du Congo et particulièrement en Ituri, où elle a été déclarée le début de week-end, et officialisée dimanche comme une urgence de santé publique de portée internationale par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
En moins d’une semaine, le Gouvernement congolais au travers son porte-parole, Patrick Muyaya, fait étant de 118 décès suspects déjà enregistrés, alors que les premiers chiffres n’étaient que de 80 morts.
Lors de l’annonce du lundi 18 mai, le porte-parole a indiqué que ces chiffres proviennent des informations fournies par le ministre de la Santé, Roger Kamba, qui séjourne en Ituri, l’épicentre de l’épidémie.
En Ituri, après les zones de santé de Rwampara, de Mongbwalu et de Bunia, la zone de santé de Nyakunde fait désormais partie de celles touchées par l’épidémie, qui s’étend progressivement.
La province du Nord-Kivu entre aussi dans la danse. Après le cas positif découvert dimanche à Goma, c’est le tour de la ville de Butembo au travers la zone de santé de Katwa, d’être touchée directement par l’épidémie. Deux échantillons issus de cette zone, se sont révélés positifs, portant le nombre de cas en trois dans la province.
Kinshasa a indiqué que d’autres analyses encore en cours, devraient permettre d’établir si tous les décès suspects repertoriés, étaient consécutifs à l’épidémie du virus Ebola.
Pour ce qui est du bilan, le ministre de la santé a parlé de 513 cas suspects et 131 décès suspects dans les six zones touchées. Néanmoins, Roger Kamba précise que tous ces décès ne sont liés à Ebola.
Guerschom Mohamed Vicci




