La localité de Wesa, nichée dans la chefferie des Babila-Babombi dans le territoire de Mambasa, en Ituri, a été le théâtre d’une attaque meurtrière attribuée aux rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF).
Au moins deux personnes ont perdu la vie durant cette incursion, tandis que plusieurs agriculteurs ont été enlevés alors qu’ils se rendaient dans leurs champs aux environs de l’entité.
L’incursion s’est déroulée à quelques kilomètres à l’Est de Biakato, le long de l’axe routier menant vers Kotakoli. Les assaillants armés ont surpris les victimes dès le lever du jour, plongeant la communauté dans l’angoisse et l’incertitude.
Selon Rams Malikidogo, défenseur des droits humains à l’APDF/Mambasa, de nombreux habitants sont toujours sans nouvelles, alimentant les craintes d’enlèvements supplémentaires.
Dans un appel à la vigilance, Malikidogo a exhorté les résidents des villages voisins – Lalia, Vatican, Métal, Bangole et Alima – à faire preuve de prudence, et à éviter les déplacements dans les zones jugées dangereuses.
Il plaidé auprès des forces de défense et de sécurité d’intensifier leurs efforts pour retrouver les personnes disparues, et neutraliser les auteurs de cette attaque.
Ce drame survient alors que le Général-Major Bruno Mandevu, commandant du secteur opérationnel de l’Ituri, tenait un rassemblement à Biakato-Centre pour discuter des préoccupations sécuritaires avec la population.
La persistance des violences attribuées aux ADF continue de semer l’inquiétude parmi les habitants de Mambasa, qui sont régulièrement confrontés à des attaques, des enlèvements et des déplacements forcés.
Face à cette situation alarmante, l’urgence d’une réponse collective se fait ressentir. La sécurité des civils doit devenir une priorité absolue pour restaurer la paix et la tranquillité dans cette région déjà éprouvée.
Chadrack Byaruhanga




