Lors d’une conférence de presse diffusée mercredi soir sur la chaîne nationale, le Président congolais Félix Tshisekedi a exprimé ses regrets sur la situation actuelle de son prédecesseur, Joseph Kabila.
« Je suis le premier à regretter cette situation », a lancé le chef de l’État, avant de foncer le clou dans le bois, »[…] qui pour moi, est un véritable gâchis »,vu l’ampleur de la première alternance obtenue après 50 ans.
À l’en croire, »Nous n’avions pas le droit de cracher sur un tel héritage », évoquant un moment historique, qui a été saboté. »[…] celui qui a été un acteur clé dans cette alternance pacifique et démocratique, a aussi été le fossoyeur de cette belle oeuvre »,a regretté Félix Tshisekedi pour les générations futures.
Le chef de l’État a laissé entendre que Joseph est sorti « clandestinement » de la RDC, alors qu’il informait sur ses déplacement. Tshisekedi renseigne que Kabila était un invité de son investiture à 2024, bien qu’il ne soit jamais présenté.
« Je l’avais invité à mon investiture en janvier 2024 et il m’a répondu via sa porte-parole et à travers les réseaux »,soulignant être informé plus tard que l’ancien président se trouvait en Afrique pour un cursus.
« Je suis le premier deçu parce que je comptais sur cette alternance pour la brandir comme un exemple de démocratie, de stabilité, d’alternace pacifique, de tolérance »,a-t-il lâché.
Pour Tshisekedi, Kabila a fait du bien à la Republique en acceptant de »effacer »pour offrir la première alternance.« C’est quelqu’un qu’il fallait protéger et prendre soin de lui, le mettre en exergue parce que d’autres pays pourraient avoir besoin d’une telle expérience, d’une telle sagesse ».
Il a néanmoins salué les sanctions américaines contre l’ancien président, rappelant que les États-Unis n’ont emboîte que le chemin qu’il avait emprunté au départ.
Guerschom Mohamed Vicci






