Le patron de la MONUSCO, James Swan a échangé ce vendredi après son arrivée, avec les autorités de « facto » sur la mise en oeuvre du cessez-le-feu, dans le cadre du processus de Doha.
Le coordonnateur politique de l’AFC-M23, un mouvement rebelle qui occupe une partie importante dans l’Est de la RDC, Corneille Nangaa indique avoir présenté au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies des difficultés dans la mise en oeuvre des protocoles déjà signés.
Parmi ces protocoles qui souffrent de mise en oeuvre, la libération des prisonniers dont l’échéance de 10 jours fixée, arrive presque à terme ; et le cessez-le-feu qui peine à être établi.
Corneille Nangaa renseigne qu’un plaidoyer a été mené non seulement en ce qui touche à la question humanitaire dans les zones occupées, mais aussi et surtout, pour la cessation de bombardements dans les hauts plateaux de Fizi, notamment dans la localité de Minembwe.
Arrivé depuis l’avant-midi dans la ville de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, le chef de la MONUSCO, au-delà des autorités de l’AFC-M23, devra également échanger avec les membres du Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus (EJVM+), dans le même sens de mise en oeuvre du cessez-le-feu, qui bénéficiera de la participation et de l’appui de la mission onusienne.
James Swan a plaidé pour que des conditions soient réunies pour faciliter la mise en oeuvre crédible, sûre et efficace du cessez-le-feu. Parmi ces conditions, il a évoqué la cessation de l’usage de drones offensifs, la fin du brouillage et d’usurpation des signaux GPS, la pleine liberté du mouvement et de moyens de la MONUSCO et par dessus tout, l’utilisation sûre des aéroports et de l’espace aérien.
Guerschom Mohamed Vicci






