Face à la presse ce samedi 11 avril à Kinshasa, le député national Patrick Munyomo, élu de la ville de Goma a relayé un message d’espoir du Chef de l’État Félix Tshisekedi, concernant la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Parallèlement à cette annonce, ce membre de l’Union sacrée de la Nation a déposé un cahier des charges exhaustif auprès des institutions pour répondre à l’urgence humanitaire au Nord-Kivu.
Porteur d’une mission explicite de la part de la présidence, l’élu de la « capitale-martyre » s’est fait le pont entre le sommet de l’État et une base populaire dont la résilience est mise à rude épreuve.
« J’ai été instruit personnellement par le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, pour annoncer aux enfants de Goma que la paix n’est qu’une question de temps », a-t-il affirmé avec conviction.
L’élu de Goma a notamment mis en avant la reprise des pourparlers ce dimanche 12 avril entre le gouvernement de la République et les rebelles de l’AFC-M23 à Génève, en Suisse, dans le cadre du processus de Doha. Pour lui, ce dialogue est une lueur d’espoir devant mener à « la fin de la barbarie du Rwanda », pointant une nouvelle fois la responsabilité du pays voisin dans l’instabilité qui ronge la province du Nord-Kivu.
Une offensive humanitaire documentée
Mais au-delà des mots, Patrick Munyomo a choisi l’action institutionnelle. Conscient que la paix se gagne aussi sur le terrain social, il a annoncé le dépôt officiel d’un cahier des charges auprès de l’Assemblée nationale, de la primature et d’autres institutions clés.
Ce document stratégique vise à : mettre noir sur blanc l’ampleur de souffrances vécues par les déplacés de guerre ; sortir de la simple dénonciation pour soumettre des pistes concrètes de prise en charge et de réinsertion ; créer un levier de pression pour que les moyens de l’État soient prioritairement orientés vers la crise humanitaire du Nord-Kivu.
En se présentant comme le représentant de ces « enfants de Goma », Patrick Munyomo rappelle que la capitale provinciale reste le dernier rempart face à l’agression. Sa démarche s’inscrit dans une volonté de ne pas laisser le dossier du Nord-Kivu s’enliser dans l’oubli administratif de la capitale.
Yannick Warangasi






