La Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a déployé mardi 07 avril, une équipe de reconnaissance à Mambasa, dans un contexte de critiques croissantes concernant son efficacité face à l’insécurité persistante dans la province de l’Ituri.
Cette mission fait suite à une nouvelle attaque meurtrière attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), exacerbant la colère des populations locales.
Beaucoup remettent en question l’impact réel de la MONUSCO sur la protection des civils, pointant une« présence sans résultats visibles ».
Des leaders communautaires soulignent que malgré les années de déploiement, les attaques continuent de frapper les civils.
« Les villages restent exposés », a déclaré un notable local. Ce sentiment de décalage entre le mandat de protection et la réalité quotidienne est omniprésent.
Le porte-parole de la MONUSCO en Ituri, Jean Tobi Okala a affirmé que l’équipe travaille en coordination avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) pour évaluer les défis sécuritaires, et adapter les mécanismes de protection.
Cependant, les acteurs locaux insistent sur la nécessité de mesures concrètes, telles que l’intensification des patrouilles et la sécurisation des axes routiers.
Mambasa, en raison de ses vastes zones forestières, demeure un épicentre de l’insécurité. Les ADF y maintiennent une forte capacité opérationnelle, compliquant les interventions.
La situation nourrit un climat de méfiance envers les acteurs sécuritaires internationaux, avec des habitants accusant la communauté internationale de lenteur dans la mise en œuvre de solutions efficaces.
La mission d’évaluation de la MONUSCO intervient dans un contexte délicat, où la pression populaire s’intensifie. Pour les observateurs locaux, il est crucial de restaurer la confiance entre la population et les dispositifs internationaux de protection, alors que des résultats tangibles sont attendus.
Chadrack Byaruhanga depuis Bunia






