L’Est de la République démocratique du Congo (RDC) est devenu un véritable terrain miné pour les journalistes. Dans un contexte d’insécurité et d’instabilité économique, les médias subissent une pression croissante de l’AFC/M23, qui renforce son emprise idéologique sur l’information.
Le département communication du groupe rebelle impose un contrôle strict sur les contenus médiatiques. Des formations obligatoires interdisent tout terme évoquant « l’occupation » dans les zones sous leur contrôle. Cette manipulation a poussé près de 100 journalistes à fuir la région en un an, craignant pour leur sécurité.
Les violences à l’encontre des journalistes se multiplient : intimidations, menaces, pillages et même assassinats. Au cours de l’année passée, deux journalistes ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions, témoignant de la gravité de la situation.
Ces réalités sont mises en lumière dans le rapport « Dans la peau des journalistes de Grands Lacs », publié par Reporters sans frontières (RSF), disponible rendu public ce 24 mars. Ce document souligne que l’Est de la RDC est l’épicentre des défis auxquels font face les journalistes dans la région.
Liberté de la presse en danger
La RDC se classe 133e sur 180 pays dans le Classement mondial de la liberté de la presse par RSF en 2025, un indicateur préoccupant qui reflète la pression constante sur les médias.
Face à cette situation alarmante, la communauté journalistique et les organisations de défense de la liberté de la presse exigent un renforcement de la protection des journalistes et la garantie de leur indépendance éditoriale. Il est crucial de préserver l’accès à une information libre et fiable pour les populations de l’Est de la RDC.
La Rédaction






